Bouaké, 30 nov 2022 (AIP)- Dans le cadre de la commémoration des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), la Plateforme de la société civile pour la paix et la démocratie (PSCPD) a organisé mercredi 30 novembre 2022 une conférence publique de sensibilisation à la salle de réunion du pôle régional de formation et de développement des entreprises de la chambre de commerce et d’industrie à Bouaké sur le thème « Violences à l’égard des femmes : causes et solutions ».
« Nous avons initié cette conférence, en vue de sensibiliser les participants sur les questions liées aux violences basées sur le genre, spécifiquement les violences faites aux femmes », a expliqué, Adama Yéo, chargé de programme à la PSCPD.
Selon lui, l’activité s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Femmes en avant (FENA) mené en collaboration avec Care International et Affaires mondial Canada. « Dans le cadre de ce projet, il est question de renforcer les capacités de la PSCPD en tant qu’organisation mais aussi de faire la promotion de l’équité, de l’égalité du genre », a-t-il précisé.
Cette conférence a été animée conjointement par la cheffe de service genre de la direction régionale de la femme, de la famille et de l’enfant, véronique Ouattara, et le secrétaire général adjoint de la délégation régional du COSIM, l’Imam Makama Ouattara.
« Notre participation a été de venir sensibiliser les populations sur ce qu’est la violence faite à l’égard des femmes, sur les différents types de violence que peut subir la femme. En préciser les causes et apporter les solutions », a expliqué Véronique Ouattara.
Selon elle, les VBG sont classées en six catégories allant des plus graves au moins graves. « Il s’agit, notamment, du viol, des agressions sexuelles, des agressions physiques, du mariage forcé, du déni ou refus de ressources, d’opportunité et de service et de la maltraitance psychologique et émotionnelle », a-t-elle énuméré.
Pour lutter efficacement contre les VBG, la responsable du service genre de la direction régionale de la femme, de la famille et de l’enfant a exhorté les victimes à recourir aux instruments existent, notamment, le Programme national de lutte contre les VBG sans oublier les plateformes locales de protection contre ces violences.
L’iman Makama Ouattara a, pour sa part, mis en cause la mauvaise interprétation de certaines dispositions du livre saint dans certains des violences basées sur le genre. s justifié appelé à un changement de comportement parce que, selon lui, les cas de violences basées sur le genre sont récurrents dans nos communautés. Et cela s’excuse souvent par des personnes qui prennent pour couverture les religions et les cultures », a-t-il soutenu.
« Certains de nos devanciers ont fait une interprétation erronée de certaines dispositions des religions et cultures héritées de nos ancêtres de telle sorte qu’il y a eu la déformation pour dire que le châtiment corporel infligé à des personnes vulnérables sont justifiés par des dispositions religieuses ou culturelles », a-t-il indiqué.
Pour lui, il était nécessaire de dénoncer cela en s’inscrivant en faux face à de tels agissements où l’on se cache derrière des dispositions religieuses pour commettre des actes ignobles. « Aucune société ne peut accepter que des personnes puissent porter atteinte physiquement ou moralement à des personnes surtout la femme », a martelé le guide religieux musulman, invitant les hommes à changer de comportement et leur perception de la femme.
La commémoration des 16 Jours d’activisme 2022 sur le thème « Tous activistes, tous solidaires » a débuté le 25 novembre dans la région de Gbêkê et prendra fin le 10 décembre prochain. Au programme plusieurs activités de sensibilisation, notamment, à Bouaké et à Sakassou.
Source: (AIP)




























